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Pour le meilleur et pour l'Empire

Afin de faire corps avec le message précédent et pour observer une chronologie dans le temps, je débuterai par un évènement national porté à l'écran : Le sacre de Sarko le magnifique ou les 100 jours, sorti dans les salles le 17 juin 2007.
La période des fêtes est propice pour présenter une grande saga cinématographique digne des plus grands chefs-d'oeuvre tels que Ben-Hur, les Dix Commandements, ou bien encore Austerlitz
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Pour  le  meilleur  et  pour  l’Empire

Sortie le 17 juin 2007

   
A vous tous, spectateurs, je le confesse, je reste admiratif et subjugué devant la super production des studios Kouchner auxquels a été confiée la réalisation d’une grande œuvre cinémato-politico-médiatico historique. Un véritable péplum homérique en 3 actes :

-          Cap au centre à gauche à droite Toute
-          Tsunami au Palais-Bourbon
-          TSARKO le Grand

Saluons, d’emblée, la participation très remarquée de Max GALLO, conseiller à la production, pour son érudition sur l’époque napoléonienne, s’il était nécessaire de le préciser.
Le producteur-réalisateur-scénariste-adaptateur-interprète n’est autre que Nicolas, personnage central dont le rôle n’est pas de composition, vous l’aurez compris. En vedette « américaine » un comédien prometteur et plein d’allant, aux multiples facettes et casquettes, j’ai nommé Bernard KOUCHNER.  D’où le choix si évident pour la METRO GOLDWYN  KOUCHNER qui, à n’en point douter, portera haut et loin cette grande et belle histoire fusionnelle empreinte d’une vraie sincérité, de panache et de noblesse, et beaucoup d’émotion qui gagnera le cœur des français.

Il fallait oser une telle réalisation tant les difficultés paraissaient insurmontables. C’était sans compter sur le déterminisme à tous crins du maître d’œuvre Nicolas qui eut raison d’une équipe de production indécise et timorée. Le casting fut âpre et disputé. La tâche, ardue, ne pouvait être laissée aux assistants. Seules, la sagacité et la clairvoyance du réalisateur-interprète ont permis de faire les choix des plus judicieux. Contre toute attente la surprise fut de taille. L’incommensurable acteur BAYROU qui était pressenti pour le second rôle, s’affirmant comme étant la révélation de l’année, n’a pas été retenu. Là encore, le trait de génie du patron des plateaux a mis en lumière tout le talent d’un B K dont le second rôle lui tient vraiment à la peau. Essentiellement dans le 1er acte par une présence inattendue, insufflant dès le levé de rideau la dose de suspens indispensable afin de tenir le spectateur en haleine. Le personnage, bien campé, sûr et convaincant, est éclatant de hardiesse. Monstre sacré crevant l’écran, gommant ainsi toute la distribution pour amener, non sans brio, l’épopée fracassante du 2ème acte digne de la chevauchée fantastique. Chapeau l’artiste, éblouissant ce B K. Malheureusement, il s’efface quelque peu dans le second acte pour disparaître à jamais dans le 3ème. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, pour lui, c’est la consécration, alors qu’il n’a pas toujours eu la reconnaissance de ses pairs… Que justice lui soit rendue, quand on sait qu’il s’était déjà fort bien distingué dans une comédie guignolesque mise en scène par les médias et produite par la METRO GOLDWYN KOUCHNER.
Pour mémoire, le scénario se déroule dans un pays d’Afrique déchiré par une guerre ethnique. Il s’agit, dans le rôle principal incarné par B K, d’un notable influent, politicien émérite, orateur zélé à la réputation d’homme au grand cœur dont la foi et l’abnégation le poussent à venir en aide à ce peuple exsangue. La figuration, fort nombreuse, est confiée aux autochtones. Cet élan, spontané, de générosité toujours bien perçu par l’opinion publique, apporte au script une dimension humaine sans égale. Un tel geste rend sensibles les âmes les plus froides. Assurément, toutes les télés sont présentes pour couvrir l’événement qui ne saurait passer sous silence. D’une simple information factuelle qui, en temps normal, nous renvoie à une simple banalité tragique dans le monde, l’actualité en fait un message porteur d’espoir et d’altruisme afin de démontrer qu’il existe encore des gens bien, des gens de bonne moralité et d’une probité exemplaire. Ainsi l’image que le public conserve de cette effroyable tragédie n’est pas tant celle de tout un peuple qui meurt de faim, mais plutôt l’image d’une France humaniste tout acquise à son plénipotentiaire qui tend un sac de riz à des affamés…
En revoyant ce film, j’y vais toujours de ma larme. En pensant, bien sûr, que cette France, grande et magnanime, aurait pu tout naturellement, un mois auparavant, leur fourguer des armes… Il y a de quoi rester pantois ; je vous rassure, la France demeure propre et digne. Ce peuple famélique, damné de surcroît, est sans le sou…
Le « Porteur de riz » fut un chef-d’œuvre qui méritait bien un oscar !

Ne nous dispersons pas et revenons sans tarder à cette super production.
Déjà le 2ème acte. La mise en scène est grandiose, la distribution à la hauteur de l’événement. Le budget qui n’a pas été mégoté donne l’ampleur qu’il convient à la réussite de cette fresque quasi napoléonienne. Rien n’est laissé au hasard. Le décor est planté. C’est le calme avant la tempête. Des apparitions furtives de B K sur le devant de la scène nous renvoient au 1er acte, laissant entrevoir un affrontement imminent. Quelque chose se trame ! La tension est palpable. Le spectateur, haletant, s’impatiente de voir son chevalier conquérant sonner la charge. Les préparatifs de campagne, bien orchestrés par ce dernier, procèdent d’une méthodologie sans failles. Le script, clair et précis, ajoute à la scène un dénouement espéré. La fébrilité se fait sentir dans les QG de campagne, la fougue monte dans les permanences. Les sympathisants ainsi que les prétendants au palais fourbissent leurs armes, prêts à en découdre avec l’adversaire. Quel spectacle plus enchanteur peut offrir un tel émerveillement ? De l’agonie d’un état voir s’éclore le retour de la France ! Il faut savourer cette renaissance rythmée par la conduite de son libérateur, dont l’apparition à l’écran se fait de plus en plus pressante. La star est désirée. Le moment est guère propice. Son aura est partout. La star est présente sans apparaître. L’audace, l’assurance, la force qu’elle dégage assoient toute la puissance et la magnificence de l’œuvre. C’est l’empreinte des grands hommes qui ont façonné l’histoire. L’émotion est à son paroxysme. Le jour venu, tant attendu, un prétendant au Palais s’exclame : Gloire à Tsarko, longue vie à lui (lapsus révélateur mais o combien délicieux).
Le scénario est admirablement bien huilé, codifié. Les interprètes, maîtrisant parfaitement leur rôle, marchent en ordre serré, à l’unisson, tel un seul homme. Les mots me manquent pour traduire la magie d’un pareil spectacle. La bataille est engagée. Les forces en présence sur le théâtre des opérations sont disproportionnées. La victoire ne fait aucun doute pour le preux chevalier. Un raz de marée de vaillants et fougueux députés déferle sur le Palais-Bourbon. Hégémonique et dévastateur, emportant la quasi totalité des sièges. Sans coup férir, les places fortes sont prises d’assaut à la hussard. Dans l’instant, les oriflammes frappées à l’effigie de la tête d’aigle, me semble-t-il, flottent sur la capitale. Nos campagnes drapées de bleu ajoutent à la féerie. Si quelques vieux bastions ont résisté, ici et là, la débandade s’installe chez un adversaire dépité… La défaite est cuisante pour une débâcle annoncée. L’ennemi est bouté hors des plus hautes instances de l’état. Le champ est libre pour accueillir le libérateur. Le peuple victorieux exulte, le peuple est en liesse, la France se relève, la France est debout… En province, des sympathisants assiègent le Fort de BrégançonCécilia organise, pour la circonstance, une réception toute simple sans « chichi » ni apparat. Parmi les 482 convives, l’ami du Président, Vincent Bolloré qui planche avec un cercle restreint d’amis financiers sur la question : comment renforcer l’axe franco-africain ? Sur le parvis des Invalides, le célèbre duo Mireille – Enrico entonne la Marseillaise.  A cet instant, il est difficile de contenir ses larmes tant le moment est historique, le moment est fort et poignant, chargé en émotion et d’une indicible jouissance… Précisément, l’apparition du Prince Nicolas 1er au balcon du Palais (de l’Elysée s’entend) déclenche une hystérie paroxystique collective… Le rôle est magistralement joué, nul doute que l’interprète est habité par la fonction qui l’attend… Personnage au caractère bien trempé, homme de conviction, charismatique et débonnaire, à l’esprit vif et coléreux parfois, débordant d’énergie et bien d’autres qualités insoupçonnées…
Le dernier acte occulte les précédents tant le jeu brillant et subtil de l’acteur, sa prestance sur scène pour occuper l’espace, apportent à l’œuvre toute sa plénitude pour en oublier BK qui, au demeurant, n’a pas démérité dans son rôle ingrat, faut-il le préciser ! On mesure alors, à sa juste valeur, les qualités immenses de cet acteur, sa prouesse artistique pour dépeindre un si grand homme d’état dont le destin va le conduire au firmament… Peu d’acteurs de cet acabit n’auraient cette dimension pour rendre à cette œuvre tout son éclat, son panache. Le ton est juste, le jeu direct sans hésitation, il use à merveille de sa superbe pour bien pénétrer le personnage dans son ultime ascension… Ascension fulgurante supportée par tout un peuple qui le glorifie. Les scènes se succèdent au rythme effréné des nombreuses réformes populaires et décrets d’application. Son don d’ubiquité lui permet d’être avec Cécilia, en Corse et à Matignon dans le même temps. Infatigable bonhomme, l’exemple est salutaire… La France s’est remise au boulot ! Une révolution est en marche. La toute puissance de l’état installe subrepticement sa domination sur l’Europe… Une ère nouvelle se profile avec son cortège d’alléchantes promesses… Le petit visionnaire est aux anges ! La France besogneuse le vénère, les bien-pensants de la gauche strabique l’idolâtrent, les « néo-copier-coller » d’un centre borgne le cajolent, les magnats de la presse et de trash TV l’encensent, les grands patrons du CAC 40 et d’autres multinationales et holdings en tout genre le portent aux nues.
On voit poindre, à présent, la métamorphose du personnage qui se sent investi d’un nouveau dessein tracé par la voix du peuple. La rumeur gonfle partout, s’amplifie dans les villes jusqu’aux confins des campagnes. L’euphorie gagne les esprits sains et malingres. A ce moment si intense, il ne semble pas possible que ce petit homme, plébiscité par tout un peuple, puisse faire volte-face en déclinant l’intronisation qui lui est promise. Il s’agit bien de cela ! A son corps défendant, sa grande humilité, son abnégation pour la France, son sacrifice pour le pays le poussent à refuser mais, la raison d’état l’emporte. Le personnage est alors à l’apogée de sa gloire. Tout le mérite en revient à cet acteur si sublime qui porte le poids de la réflexion et le désarroi d’un homme, seul, face à ses obligations. C’est toute la magie du cinéma dont le secret est de nous transporter dans un univers idyllique… On atteint les sommets du 7ème art ! Et en apothéose, il ne tient qu’à Nicolas de ceindre le diadème pour que l’Empire TSARKOSIEN se substitue à l’état Sarkosien !

Tout bonnement sublimissime !
Que dis-je, PHÉNOMÉNAL !

Quelle plus belle destinée pour la France à travers le dessein d’un si petit homme qui lui voue toute sa foi, son amour fou et sa passion sans fin pour qu’elle se redresse et soit enfin de retour.

Un commentateur avisé s’interroge, la question est pertinente, qu’est devenu B K ?


« Il faut toujours que ce qui est grand soit attaqué par les petits esprits »

              JM


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