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Aux larmes, citoyens !... Aux larmes...

Tous les évènements dans le monde qui font l'Histoire, pour l'Histoire sans cesse répétée, perpétuellement recommencée, démontrent ainsi que l'Histoire de l'humanité reste bien linéaire depuis son commencement.
Qu'est-ce qui distingue la barbarie d'hier de celle d'aujourd'hui ?
Pas grand chose !
Qu'est-ce qui distingue le National-Socialisme du Nationalisme ?
Pas grand chose !
Qu'est-ce qui distingue la déportation des juifs de celle des kosovars ?
Pas grand chose !
Qu'est-ce qui distingue le préfet Papon du préfet Bonnet ?
Pas grand chose !
S'il n'y a pas grand chose à dire, en revanche, il y a beaucoup à redouter.
S'il n'y a pas grand chose à dire, que faut-il en penser, sinon s'en inquiéter !
Aujourd'hui, plus que jamais, qu'est-ce qui sépare un régime démocratique d'un régime totalitaire ?
Pas grand chose !
Ce qui sépare l'état de droit de l'état de non droit ?
Pas grand chose !
                                 
L'Histoire se fait sur pas grand chose et ne tient à pas grand chose.
Aujourd'hui, qu'est-ce qui distingue le Caudillo serbe du Caudillo borgne si ce n'est qu'une épuration ethnique mise à exécution par le premier et tant espérée par le second ?
Aujourd'hui, qu'est-ce qui distingue le Duce Bonnet d'un néo-fasciste quand le sieur préfet fait appliquer l''état de droit par des méthodes facho-nazistes dignes de celles des chemises noires ou encore des chemises brunes ?
C'est bonnet blanc ou blanc bonnet...
L'Histoire est ainsi, ainsi va l'Histoire pas très belle tout de même. Je la crains et la pressens plus moche encore pour le XXI siècle. Alors que tout paraît si merveilleux, ici, on s'entre-tue ailleurs, on se déchire là-bas, on croupit, on meurt de faim partout. Au demeurant, j'ai peur que ce à quoi nous assistions ne soit que l'arbre qui cache la forêt. 
Qu'il est bon le progrès accompli par l'homme. S'il ne cesse de croître, décroît notre belle humanité. Que va-t-il nous rester d'humanité en 2050 ? Grand merci au progrès, grand merci à la science, à la technologie qui pourraient bien échafauder le pire scénario catastrophe.
Détresse, misère et pauvreté sont d'ores et déjà des réalités d'hier. Elles aguerrissent notre regard désenchanté que l'on porte sur ce paysage quotidien en nous préparant insidieusement à celui de demain. Dures et implacables réalités, au devenir incontournable, qui s'entrechoquent avec les magouilles et la corruption, les exactions et la terreur... Cocktail détonnant et suicidaire...   pour le gâchis d'un début de siècle. Qu'il est rassurant de se blottir sous les ailes d'un protectorat impérialiste... Qu'il fait bon vivre à l'ombre d'une paillote et, qu'il est doux le sable chaud avant la tempête...
Hommes fous, ne voyez-vous pas où cela peut bien nous conduire ?
Si certains le savent trop bien, d'autres s'y refusent et le reste l'ignore. Alors la duplicité mêlée à l'optimisme mesuré des uns nourrissent de vaines espérances pour tous les autres. Gloire à la nouvelle société qui joue une parodie de progrès ou bien encore la dérision du lendemain. Ainsi le joug dévastateur de l'hégémonie scientifique et technologique s'abat, inexorablement...
Développement durable ou métamorphose régressive ?
A vous d'en juger ! Mais à tous ceux qui font partie de la race obsédante des triomphateurs, je leur demande où peut bien mener une société qui ploie sous le nombre croissant d'associations caritatives et humanitaires ?
N'est-ce pas là un constat d'échec et d'impuissance ?
Alors de grâce, n'ajoutez-pas à la science ce qui pourrait nuire davantage au véritable progrès, ou bien gare à l'effet boomerang...
Dans un tel monde de mégalos et de paranos, nombreuses seront les places pour les clodos... Néanmoins, soyez assurés d'une chose. Cette place on se la prépare, on se la concocte. Plus de mille associations s'y attellent. 3 milliards d'euros de dons récoltés par an. Certes, pour demain, il faudra beaucoup plus pour tous les sans grades, les nouveaux oubliés et laissés-pour-compte, les abusés et désabusés. Bref, pour toutes les victimes de cette guerre impitoyable qui tomberont au champ du déshonneur.
                                 


Aux victimes de la productivité et de la compétitivité, la Patrie non reconnaissante...
Cependant, ne vous trompez pas. En corollaire à ce sinistre et pitoyable holocauste les enfants de la patrie, eux aussi pour le plus grand nombre, n'auront plus qu'à sécher leurs larmes sur les legs de leurs ancêtres...
Malgré tout, à l'orée de cette funeste préfiguration, je refuse de croire que cette transformation se fasse par sélection successive en renonçant à l'idéal moderne d'égalité, de liberté et de fraternité. Car le risque majeur serait de dériver vers un technocratisme supra-individuel de la société qui nierait toutes les valeurs auxquelles l'homme est attaché pour, au contraire, laisser la place à la volonté de puissance qui régirait l'éthique tant individuelle que sociale.
Dès lors, ce monde en pleine mutation déliquescente ne saurait trouver en des hommes la force ni l'audace qu'il conviendrait pour parler vrai et penser juste. Et dans cette décomposition maligne de la pensée, comment pourrait-on reconnaître ceux qui détiendraient la vérité de ceux qui s'en éloigneraient ? N'est-il déjà pas en train de germer dans la tête de certains ce nouvel embryon de vérité !
                                          


Entre ceux qui brandissent l'épouvantail de la guerre sainte entaché par des relents nauséabonds de purification, et les agitateurs nostalgiques d'un communisme déchu, d'un fascisme revigoré ou bien encore d'un capitalisme asthmatique, lesquels d'entre-eux pourraient bien inscrire dans l'Histoire la genèse d'un temps sacrifié ?
Et bien il n'est point de despotes moins que d'autres à se partager le monopole de cet ordre ultime, car il n'y a pas moins de despotisme dans les uns que dans les autres que nous puissions leur reconnaître en les dressant les uns contre les autres. Par conséquent, tous, ils pensent détenir une part de vérité ! Sale et hideuse vérité dont nous nous nourrissons depuis la nuit des temps avec des spectres encore bien vivants. De sorte que nous alimentons le jeu de l'intégrisme et d'un populisme empirique qui aiment à se repaître de vieux démons sur lesquels on se focalise pour mieux les faire revivre et qui se traduisent toujours par le même spectacle d'horreur et d'ignominie. De fait, notre aveuglement idéologique nous écarte de la vraie vérité humaine à donner à une véritable idéologie de progrès. Mais comment pourrait-il en être autrement puisque le progrès, tel qu'il devrait atteindre son apogée, va se retourner contre nous ? 
La boucle est bouclée...  Retour à la case départ.
Peut-être pas exactement comme cela.
Nous sortons d'une ère pour passer dans une autre. Nous avons quitté -le cinéma de Méliès- il y a fort longtemps...  Nous vivons à présent le cycle -d'Orange mécanique- pour, encore combien de temps, entrer de plain-pied dans la fiction de -Mad Max- Néanmoins l'Histoire ne change pas. Car si les -acteurs- évoluent mieux dans leur rôle, la pellicule, elle, reste identique. Elle enfante les mêmes monstres que le patrimoine cinémato-historique lui transmet. De sorte qu'un clonage génético-historique s'effectue naturellement chez le genre humain.
La science, de toute évidence, a son quota de responsabilité dans ce prodige. Et la transmission et la manifestation de ce génotype historique vont s'améliorer d'un clone à l'autre.
Le clonage Staline-Pol Pot n'était-il pas parfaitement réussi !
Pinochet n'a rien eu à envier à Mussolini !
En Corée du nord, aujourd'hui, n'assistons-pas à un héritage des plus légitimes ! Kim Jong-Un succédant à son papa Kim Jong- Il pour le trône ! C'est émouvant...
Quant aux héritiers actuels qui sont en pleine gestation, je pense qu'ils ne nous décevront pas. Le père spirituel d'un Jirinovski, d'un Milosévic, d'un Le Pen aurait de quoi être fier. Mais ce sont tout de même les Mollahs qui auront contribué le plus à la perfection du clonage.
Bien évidemment, s'il y a encore quelques ratages, ici et là, ils résultent davantage d'un mauvais support médiatico-politico-économique qu'à son patrimoine cinémato-historique lui-même. Et assurément on ne pourra jamais plus arrêter ce cycle infernal du clonage. Bien au contraire, il va s'étendre et se répandre. Proliférer toujours. On va assister à une multiplicité exponentielle de clones, plus pervers, ignobles, et plus abjects les uns que les autres. L'éradication d'un tel fléau s'avère impossible. Par nature, cette mutation va croître d'abord dans les esprits malins, puis contaminer subrepticement les esprits sains et malingres. C'est le principe du clonage. Le combattre et vouloir l'éliminer c'est s'attendre à voir resurgir, par division de l'espèce, des clones encore plus forts, plus endurcis et mieux développés. L'unicité en est la force elle-même (Oussama Ben Laden), invulnérable, pour tendre vers une généralisation. (Al-qaida)
Ainsi le maître géniteur, véritable laveur de cerveau, choisit ses reproducteurs prédicateurs qui, à leur tour, éliront les futurs monstres présentant des caractères avantageux pour l'espèce.
D'où à chacun son clone enfanté d'un stalinien ravigoté, d'un mussolinien aguerri ou d'un fondamentaliste barbare et sanguinaire etc... etc...
                       
Cette radicalisation évolutive dans le comportement idéologique de notre système de pensée nous conduira de la doctrine acquise à la doctrine innée. On n'épousera pas une doctrine, on naîtra avec elle. Ce ne sera donc plus par conviction idéologique mais, au contraire, par nécessité vitale. Il s'agira d'un besoin qui se fera de plus en plus sentir, deviendra de plus en plus pressant et, qui finira à la longue par engendrer de nouveaux besoins encore plus sensibles et impérieux...
Ces besoins, en s'accumulant, prendront l'habitude de se satisfaire...
Aux larmes, citoyens !    Aux larmes !...     Les larmes du progrès.
L'ère de -Mad Max- se profile au loin avec son cortège de bêtes immondes assoiffées de sang, de haine et de vengeance, ou de revanche...
Certes, vous ne pouvez pas vous identifier, pour l'heure, aux -acteurs- qui vont tourner ce film d'horreur et d'épouvante ! Comme je vous comprends.
Mais quelle alternative s'offre à nous afin de survivre ?
Ce cataclysme de la société moderne va exercer une concurrence vitale ou lutte pour l'existence en opérant une sélection semblable à celle des animaux sauvages et en ne laissant survivre, ou du moins se reproduire, que les individus ayant acquis des caractères utiles à l'espèce -humaine-
Une sélection naturelle, à la Darwin, appliquée à l'évolution sociale du genre humain.


J'avoue sincèrement m'être laissé emporter par une imagination débordante, tant il me paraît impensable d'effleurer cette forme de prédiction cauchemardesque sans la tourner en dérision ubuesque...
Que la fiction reste le domaine du cinéma, sanctuaire de l'imaginaire s'il en est...

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