Accéder au contenu principal

Bientôt 10 ans : Le WORLD TRADE CENTER. Lettre ouverte à Dieu en regard à cet acte barbare...

En ce début d'année je m'adresse à vous, Dieu.
Cette année, plus que jamais, vous occuperez le devant de "la Cène"
Cette année, plus que jamais, vous habiterez bien des consciences.
Cette année, plus que jamais, quel que soit le rapport au ciel, à la transcendance ou même à l'indifférence que l'homme entretient, vous serez, assurément, dans l'oeil de toutes les confessions.
Vous seriez donc à la fois tout et rien pour reprendre le panthéisme de HEGEL. Tout, en ce que vous êtes la substance de toutes les consciences et de toutes les existences. Rien, en ce que vous n'avez conscience de vous-même que dans l'esprit humain. A ce concept, le Rien, indéfinissable, rejoignant le Tout, incommensurable. N'est-il rien de plus souhaitable à l'esprit que de s'en convaincre ! N'est-il rien de moins raisonnable à l'esprit que d'en douter ! Ainsi, Dieu, vous seriez tout et ne seriez rien à la fois, comme partout et nulle part en même temps. Ce serait comme douter de rien et croire en tout, ou bien serait-ce douter de tout et croire en rien ?
Cette année, plus que jamais, Dieu amour et miséricorde, qu'est-ce qui vous siéra le mieux? Permettez-moi d'y répondre et d'oser, par-là même, un doux euphémisme.
D'après SPINOZA, qui lui ne doutait vraiment de rien, tout de ce qui est, est non seulement par vous, mais encore, tout de ce qui est, est en -Vous- Se faire à cette idée, c'est accepter que chaque évènement produit sur terre tombe sous votre volonté et, d'ajouter à ce postulat, que ce qui ne se produit pas l'est tout autant. Ainsi, tous les évènements, aussi bien heureux que tragiques, sont votre oeuvre. En foi de quoi, selon que l'on soit ou pas dans un avion qui se crashe, un train qui déraille, une usine qui explose ou encore dans la tourmente des éléments, on peut tout bonnement n'être ou pas épargné... A ce compte, Dieu, dans votre infinie miséricorde, vous êtes la bonté personnifiée pour m'avoir évité la mort toutes les fois que j'ai pris l'avion ! C'est dire aussi, combien il est dérisoire de se focaliser sur les milliers de morts emportés par un "déluge" quand des millions de chinois, indiens et sri lankais ont été "sauvés des eaux"! Et pourquoi pleurer les damnés de Toulouse pendant que la ville renaquit de ses cendres !



Tremblement de terre à Gölcük


Jusque là je ne suis pas trop dérangé, non pas parce que jusqu'ici je fus épargné de votre courroux, mais à ne pas vous entendre l'homme en est en partie responsable et, il n'est d'erreur qui vous soit imputable. Reconnaissez que je puis vous être agréable autant que je peux être impitoyable lorsque, dans le même temps, le même lieu, vous vous immiscez dans la victime et le bras qui tue. Comble de l'horreur ! Faut-il, encore et toujours, repousser son seuil en accompagnant l'homme dans ce qu'il a de plus abject ? Faut-il, encore et toujours, perpétuer "le massacre des innocents" ?
Dieu, vous êtes bien tout et n'êtes rien à la fois. Tout, dans ce que les hommes ont de plus vil et méprisable. Rien, dans ce qu'il est urgent et impérieux de faire afin de les sauver.
Dieu, vraiment, je ne puis croire en vous. Croire en vous reviendrait à comprendre les hommes qui tuent en votre nom pendant qu'ils m'inspirent tant de dégoût. Croire en vous serait aussi les cautionner puisque vous les incarnez. Croire en vous serait de surcroît vous aimer, grâce que je ne saurais, à ce titre, partager. Je me plais donc à croire, non sans amertume, que la force spirituelle ne serve, à dessein, que pour anéantir l'humanité. En cela, j'admets qu'en m'adressant à vous, Dieu, j'en oublie tous les autres dans lesquels, je vous le confesse, je ne me reconnais pas davantage. Je ne vois donc, sous cette omission, qu'une confusion sans importance qui procède d'une simple interprétation monothéiste des textes bibliques ou coraniques. Ce n'est qu'une question de révélation prophétique qui diffère, issue pourtant, à l'origine, du même livre : A la source, l'Ancien Testament d'où découlent l' Evangile et le Coran. Et qu'il s'agisse de la Bible et la Torah, le Coran et la Charia, j'y vois toujours Dieu -fait homme-
Si, d'aventure, on reprend les principales lois canoniques qui s'ensuivront, il n'est rien de moins surprenant, à travers tous les symboles qu'elles véhiculent, que les vertus cardinales furent et seront à jamais galvaudées. Quand un prêtre, un rabbin, un imam garant de la loi, revisite celle-ci en la faisant sienne, la loi prend alors une tout autre tournure. C'est ainsi que la parole sacrée est dépouillée de son sens divin ; à telle enseigne : Quelques versets mal infusés dans une conscience déliquescente et, "Heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient" ouvre assez bien la porte à l'obscurantisme. "Quelqu'un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite tends-lui encore l'autre ; veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau ; te requiert-il pour une course d'un mille, fais-en deux avec lui" s'apparentent pour le moins à l'esprit de servitude et de soumission excessive. "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" ou encore "Si ta main droite est pour toi une occasion de péché, coupe-la et jette-la loin de toi ; il t'est plus avantageux de perdre un seul de tes membres que de voir tout ton corps s'en aller dans la géhenne" autorisent certains pays à pratiquer légalement la lapidation et autres exactions. "Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son coeur, l'adultère avec elle" explique en grande partie - les bons préceptes talibans- "Tu ne tueras point" devenu dans la bouche d'un croisé "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" Les hérétiques albigeois en ont fait les frais ! Aujourd'hui "Exterminer" en lançant une fatwa en clamant "Allah Akbar" n'est autre qu'un ordre récurrent conduisant à la genèse d'un BEN LADEN...  Puis enfin il ne faudrait pas oublier, pour faire corps à la parabole, les paroles du Président BUSH criant vengeance à une Amérique meurtrie et assassinée qui n'aura de répit qu'à châtier les scélérats. L'exhortation à la punition fut-elle des plus justes et des plus légitimes, la méthode ne trouve-t-elle pas sa légitimité dans un des psaumes du grand Livre! "Celui qui tuera par le glaive périra par le glaive"
Voyez-vous, Dieu, l'homme fait à votre image n'a guère changé depuis l'Ancien Testament. Toujours est-il, qu'aujourd'hui, en anéantissant "La BABEL-Mondialisation" l'homme a gravi un degré supplémentaire dans l'horreur et l'ignominie. Pour mémoire, n'est-ce pas la résurgence d'un mythe mal inspiré !


                                 


Dieu, pardonnerez-vous encore ?  A n'en point douter. Le pardon est aisé pour n'avoir à le remarquer. Le châtiment suprême l'est moins pour avoir à le dévoiler...  A quand le prochain Testament ?
Pour l'heure, Dieu, je ne crois ni en votre pardon, ni en votre châtiment et, en corollaire, pas davantage en ceux qui se sentent investis par l'Esprit-Saint pendant qu'ils ne cessent de vous répudier... Au vu et au rythme croissant des souffrances et des atrocités perpétrées dans le monde, vous ne pouvez, Dieu, m'en faire grief !
Si, comme d'aucuns l'affirment, ne pas croire en vous c'est déjà se poser la question de votre existence et alors accepter de s'être fourvoyé, ne vaut-il pas mieux, pour vous, qu'il n'en soit  rien !

Qu'en pensez-vous, Dieu ?

Posts les plus consultés de ce blog

La violence qui sévit dans les stades n'est que le prolongement direct des maladies sociales dont nous souffrons.

Déclaration d'un journaliste : S'agit-il d'une énormité ou d'une preuve de réalisme ? En l'occurrence la violence peut être l'une des réponses ponctuelles à une manifestation de rejet, mais en aucune manière ne peut être considérée comme une inclination systématique et prédéterminée. A l'évidence, la violence habite intrinsèquement l'homme de façon de plus ou moins latente. Si certains la contrôlent, d'autres ne peuvent la contenir. Ainsi la colère, voire la violence, que l'on peut manifester à l'égard d'une injustice ou d'une révolte, apparaît en action comme un choix de conscience, même si celle-ci, dans la plupart des cas, est subite et instantanée, elle reste l'objet fugace de notre volonté guidée par la conscience. Je pense que l'homme, par nature, est enclin à la violence qu'autant qu'il possède une propension au bien. Et j'ose encore le croire. Je me refuse, pour l'heure, de partager l'analyse trop réduc…

A chacun sa vérité dans le grand foutoir médiatique...

Le monde étant ce qu'il est et ce qu'on en a fait, il serait présomptueux de se poser en rédempteur. Sachant bien que chacun se renvoie la responsabilité en tirant à hue et à dia pensant que la solution aux problèmes n'est pas de son fait, alors qu'elle ne peut être ailleurs. L'homme fait ainsi son petit bout de chemin cahin- caha avec ses ambitions, ses idéaux et ses rêves. Les médias sont là pour alimenter ses fantasmes en tous genres, en lui assénant constamment des images et des modèles (pour ne pas dire mythes), qui vont perforer son imaginaire. Inconsciemment, l'homme se meut dans l'univers de cette symbolique médiatique en se fondant dans la société de consommation. Plus la société, via les médias, va lui fournir d'images aussi bien positives que négatives, mieux il va fonctionner, s'adapter et se conformer à sa condition d'animal humain. Hormis les plus faibles, les rétifs et les frondeurs... A tel point que les images d'horreur comme…

Aux larmes, citoyens !... Aux larmes...

Tous les événements dans le monde qui font l'Histoire, pour l'Histoire sans cesse répétée, perpétuellement recommencée, démontrent ainsi que l'Histoire de l'humanité reste bien linéaire depuis son commencement. Qu'est-ce qui distingue la barbarie d'hier de celle d'aujourd'hui ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le National-Socialisme de l'Ultranationalisme ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue la déportation des juifs de celle des kosovars ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le préfet Papon du préfet Bonnet ? Pas grand chose ! S'il n'y a pas grand chose à dire, en revanche, il y a beaucoup à redouter. S'il n'y a pas grand chose à dire, que faut-il en penser, sinon s'en inquiéter ! Aujourd'hui, plus que jamais, qu'est-ce qui sépare le régime franquiste du régime de Pyongyang ? Pas grand chose ! Ce qui sépare l'état de droit de l'état de non droit ? Pas grand chose !