Accéder au contenu principal

Haro sur la société de consommation et ses dérives...

            - Suite compulsionnelle au commentaire de Jessy sur la téléphonie mobile -

La logique de progrès. Logique bien humaine, aussi compréhensible que illogique pour avoir fait rentrer le modernisme dans les mœurs. On ne devrait que s'en réjouir. Qui saurait être hostile à la modernité qui a modifié, voire transformé radicalement nos manières de vivre ? 
Moderniser, c'est donner du bien être ! 
Moderniser, c'est apporter plus de confort à l'homme !
Moderniser, c'est aussi pousser l'homme toujours plus loin dans l'exigence en créant de nouveaux besoins qui se justifient apparemment d'eux-mêmes ; besoins pour simplifier ses tâches, pour rendre sa vie moins rude et moins pénible que naguère, besoins pour contribuer davantage à l'amélioration de l'ordinaire, à l'embellissement de sa vie, etc... etc...
Toutefois, cette exigence sans fin trahit donc cette logique de progrès pour les raisons évoquées. Jusqu'à trahir parfois la justification de ces besoins et, en conséquence, va même s'opposer à l'innéité du vieil adage : Le besoin crée l'organe. Ce fait avéré est aujourd'hui en partie réfuté par la modernité qui marche de concert avec les innovations techniques. De sorte que l'on peut tout aussi bien en inverser le sens et ajouter que l'organe crée le besoin. Afin de le démontrer, il suffit de prendre l'exemple de la téléphonie moderne : Communiquer est un besoin, plus encore, une nécessité. L'homme a donc inventé le téléphone pour répondre à ce besoin. Au fil des ans, le développement du réseau des Télécoms a permis de décupler ses capacités dont les potentialités sont à la mesure d'un besoin accru. A tel point, depuis l'apparition des portables sur le marché, les appels téléphoniques atteignent des pics de progression qui font exploser toutes les courbes prévisionnelles. De surcroît, en ouvrant le marché à la concurrence, les nouveaux opérateurs ne se sont pas faits attendre. Or, pour autant que le portable soit différent et plus performant de par son mode d'utilisation, il se décline toujours comme un téléphone répondant au même besoin. A l'évidence, le téléphone portable représente plus un attrait qu'un besoin de bon aloi qui déclenche, ipso facto, le désir et l'envie compulsive à téléphoner davantage. Dans ce cas d'espèce, c'est bien l'organe qui génère le besoin. Et si l'utilité du portable n'est plus à démontrer, l'on doit également convenir que son utilisation est pour le moins abusive... A l'instar de tous les maniaco-dépendants de ce fabuleux joujou.
Sont-ce les effets pervers de la société marchande ? Le mot est encore faible. On peut verser tant et plus dans le superflu qu'à la condition seulement de ne pas négliger le nécessaire. Or, ce n'est pas le cas puisque trop souvent le superflu met en péril la vie de l'homme...
Est-ce à dire qu'il faille abandonner la machine-outil qui prend la place de l'homme pendant qu'elle est bien plus utile que superflue !
Est-ce le progrès qui est en cause ou bien le système ?
Le principe ou la surenchère que l'on en fait ?
La modernité prend donc toute sa légitimité pour l'aisance et la satisfaction qu'elle procure, plus encore auprès de ceux qui en sont frustrés et privés !... Tant et si bien que le monde est favorable à une politique moderniste afin de tendre vers un idéal élevé sachant, à contrario, que le modernisme est un des vecteurs de bien des malheurs...
On peut deviser savamment de cette question, disserter indéfiniment pour tenter d'en expliquer les contradictions sans parvenir, néanmoins, à dépasser ces oppositions...
A moins de changer le système !
Oui, mais vouloir changer le système, c'est s'attendre à voir changer les hommes...
Et çà, ce n'est pas pour demain !!! 

Posts les plus consultés de ce blog

La violence qui sévit dans les stades n'est que le prolongement direct des maladies sociales dont nous souffrons.

Déclaration d'un journaliste : S'agit-il d'une énormité ou d'une preuve de réalisme ? En l'occurrence la violence peut être l'une des réponses ponctuelles à une manifestation de rejet, mais en aucune manière ne peut être considérée comme une inclination systématique et prédéterminée. A l'évidence, la violence habite intrinsèquement l'homme de façon de plus ou moins latente. Si certains la contrôlent, d'autres ne peuvent la contenir. Ainsi la colère, voire la violence, que l'on peut manifester à l'égard d'une injustice ou d'une révolte, apparaît en action comme un choix de conscience, même si celle-ci, dans la plupart des cas, est subite et instantanée, elle reste l'objet fugace de notre volonté guidée par la conscience. Je pense que l'homme, par nature, est enclin à la violence qu'autant qu'il possède une propension au bien. Et j'ose encore le croire. Je me refuse, pour l'heure, de partager l'analyse trop réduc…

A chacun sa vérité dans le grand foutoir médiatique...

Le monde étant ce qu'il est et ce qu'on en a fait, il serait présomptueux de se poser en rédempteur. Sachant bien que chacun se renvoie la responsabilité en tirant à hue et à dia pensant que la solution aux problèmes n'est pas de son fait, alors qu'elle ne peut être ailleurs. L'homme fait ainsi son petit bout de chemin cahin- caha avec ses ambitions, ses idéaux et ses rêves. Les médias sont là pour alimenter ses fantasmes en tous genres, en lui assénant constamment des images et des modèles (pour ne pas dire mythes), qui vont perforer son imaginaire. Inconsciemment, l'homme se meut dans l'univers de cette symbolique médiatique en se fondant dans la société de consommation. Plus la société, via les médias, va lui fournir d'images aussi bien positives que négatives, mieux il va fonctionner, s'adapter et se conformer à sa condition d'animal humain. Hormis les plus faibles, les rétifs et les frondeurs... A tel point que les images d'horreur comme…

Laurent RUQUIER, le chantre de la calomnie…

Aujourd’hui, la matière pour écrire m’est donnée par un olibrius de gros calibre qui brille au firmament des empaffés parmi les grands maîtres de l'imbécillité. J’ai nommé le désopilant Laurent RUQUIER, animateur émérite sur France 2 dont l’immense talent l’autorise à polluer l’antenne d’une « chaîne publique ». D'ores et déjà vous aurez compris que je ne serai pas tendre ni respectueux envers ce bouffon mange-merde pour qui je n’ai la moindre considération.    Pourquoi ?... S’il est des animateurs et présentateurs de télé pour lesquels je ne voue pas un grand amour et qui ont fait l’objet de critiques acerbes et cinglantes lors de mes messages précédents, je pense à – Drôle de comédie médiatique – pour ceux qui ont visité mon blog, j’ai toujours observé un minimum de respect et de retenue à leur égard en me gardant bien de ne pas les atteindre dans leur dignité. Pour ce qui concerne RUQUIER, attendez-vous à ce que je déroge quelque peu à ce principe élémentaire en faisant fi des…