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Il était une fois en Corse... Le fait d'armes le plus illustre de la Gendarmerie.

La rive sud du golfe d'Ajaccio au siècle dernier.
Détail géographique d'une importance capitale qui complète à présent les manuels pédagogiques pour étudiants en prépa à l'E.N.A.
Il s'agit, aujourd'hui, d'un site archéologique "de type paillotique" du II ème millénaire.
Pour mémoire, l'Histoire de France retiendra un fait épique dans lequel la maréchaussée fut à l'honneur. Ce haut lieu historique devenu ensuite une destination incontournable est éditée dans toutes les brochures touristiques. C'est ainsi que Francis rentra dans l'Histoire. La Corse, en général et Francis, en particulier, se félicitent d'une telle opération musclée qui, sur un plan marketing et promotionnel, est une pure réussite. Sa paillote est devenu un lieu de pèlerinage pour gastronomes gourmands et avides -d'Histoire drôle-
A ce jour, l'endroit est toujours imprégné par les relents de cette grande épopée, à tel point que certains automobilistes sont frappés de visions fantasmagoriques. Leur témoignage est stupéfiant et bouleversant. Ils leur arrivent parfois de croiser un gendarme -égaré- faisant du stop en retour de campagne. De vous à moi, ce brave pandore leur serait très utile en cas de panne sèche...
Dans le même registre, j'ai entendu dire qu'un fabricant de jouets allait mettre sur le marché la panoplie complète du parfait commando des G.P.S ; cagoule, talkie-walkie, dague avec boussole et jerricane en constitueront l'attirail de base. Assurément, un tel produit est susceptible de porter un coup fatal au personnage de Zorro.
Un metteur en scène serait même, de source autorisée, entrain de plancher sur un scénario pour une série télévisée : La saga du gendarme.

                                     Le Temps des cerises


Trêve de plaisanterie. Dans mon for intérieur, je suis outré par l'affaire de la paillote de chez Francis qui couvre d'opprobre les représentants de l'ordre, même si JOSPIN avait déclaré à l'époque que des manquements individuels ne sauraient entacher tout un corps. A bien y réfléchir, ce serait comme attribuer à la médecine les fautes de quelques médecins charlatans. En fait, tout est question de posologie. Là, en l'occurrence, 2 thérapies s'affrontent :
Le traitement de choc et la médecine douce...
"Malheur est bon à quelque chose" (Voltaire). Il semblerait que pendant un temps qui a suivi cette page de l'Histoire la Corse aurait profité de la pénurie du gendarme aux abords des routes. Ils se seraient faits nettement plus discrets. A tel point que les premiers feux de maquis les auraient fait fuir...
C'est en cela que ces p'tits gars en képi ont vécu un véritable drame, un cauchemar abominable. Aussi, j'ai placé toute ma confiance dans la Justice qui leur a permis de retrouver la paix et la sérénité. La Justice qui, seule, a pu déterminer leurs différents degrés d'implication en faisant toute la clarté sur cette méprise. Et ni le Préfet, ni les gendarmes ont eu à en assumer pleinement la responsabilité. Ainsi les gendarmes ont retrouvé leur précieux radar, le Préfet, son bâton de Maréchal. Dites-vous que ce sont des gens -fragiles et friables- dont la formation, comme l'a répété Lionel, doit être renforcée...
A cet égard, l'instruction a démontré qu'ils ont été l'objet d'une odieuse machination perpétrée de longue date. Je pèse mes mots. Une mystification éhontée, oui, il s'agissait bien d'un complot mené adroitement, d'une terrible subversion instillée avec une scélératesse tortueuse à travers un concert de rock qui a même embrasé toute la France. La preuve irréfutable fut établie, je ne vois vraiment pas ce que l'on pourrait leur reprocher... Hormis le fait d'avoir mis le feu à une paillote pendant que Johnny a fait exploser le Stade de France...
Il y a donc une moralité à cette affaire :

                    Ils étaient des milliers partis au Stade de France
                    Pour y mettre le feu il ne fallut d'essence.
                    Pour sûr la méthode fut telle chez Francis
                    Qu'elle eût été en butte à d'autres artifices.
                    Combien de Capitaines et combien de gendarmes
                    En arrivant au port ont déposé les armes.
                    Ils étaient quatre-vingt mille partis tous en goguette
                    Et seulement trois quatre faire feu d'une guinguette.
                    A trop écouter Johnny louer un tel forfait
                    En prison déchantent gendarmes et Préfet.
                    La belle ritournelle mit République à terre
                    Est-ce donc l'état de droit messire dépositaire ?

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