Accéder au contenu principal

La trêve des confiseurs pour se livrer à un très court essai sur l'amitié...

La nuit de la Saint-Sylvestre, qu'on le veuille ou non, n'est pas une nuit ordinaire. J'avoue donc avoir bu plus que de raison... L'occasion fait le larron. Une ambiance chaleureuse entre amis, il n'en faut pas davantage pour s'enivrer. Et c'est bien plus pour enterrer une année de merde que pour fêter la nouvelle !!!  Rien de tel pour se vider la tête, ne plus penser et déblatérer à l'envi des idioties et des sottises...
Avançant dans la nuit, l'alcool libère un peu plus notre franche camaraderie. On porte des toasts à la santé de ceux que nous aimons et déversons à tire-larigot nos sortilèges et notre fiel sur tous les salopards promis à l'enfer...
Pendant que nous aiguisons nos appétits sur les bons et les méchants et, tout en continuant à lancer des flèches sur les affreux et à faire le panégyrique de la "bonne humanité", je suis traversé par un éclair de lucidité qu'il me reste. Me vient l'idée saugrenue de me poser une question : Là sont réunis mes amis, pourquoi  sont-ils mes  amis ? Mon état d'ébriété avancé aurait dû me permettre d'évacuer cette question de ma tête. Non seulement je n'ai pu la chasser tellement elle était si tenace et prégnante, mais encore il eut fallu que j'y réponde pour mettre fin à un tel harcèlement de l'esprit.
Cette question peu banale qui surgit subitement dans ma tronche, certes, dans un contexte propice, est vraiment bizarre, voire stupide aussi, parce que plus embarrassante que toutes les réponses qui en découlent.
Ce sont mes amis, tout simplement ! Ils le sont pour la notion bien élémentaire et singulière que je me fais de l'amitié, sans chercher à la développer plus que cela.
Etre ou avoir un ami ne se décide pas, ne se commande pas. Le désirer, le vouloir pour ami ne suffit pas. Faut-il encore le mériter. Etre l'ami ou l'avoir pour ami se découvre naturellement après qu'il fût considéré comme tel. Et le considérer comme tel c'est déjà supposer l'être ou l'avoir été, avant. On est pas moins ami avant de le supposer et pas davantage après qu'on le devienne. L'ami aurait donc pour base à  sa racine -le rien indéfinissable- et pour fondement à son existence -l'infini incommensurable- Il naît dans l'infiniment petit et grandit dans l'infiniment grand. Il ne s'invente pas. L'ami est comme un frère. Il est là, pas ailleurs. L'un a autant besoin de l'autre, et l'un doit ressentir ce que l'autre éprouve. C'est en cela qu'ils sont frères ou amis. Ce qui sépare le frère de l'ami, c'est la filiation. Ce qui les rapproche, c'est l'empathie. Pour autant, si un frère n'est pas un ami, il est parfois un ennemi... En revanche, un ami ne devient jamais un ennemi, mais pas moins qu'un traite...
C'est tout ça les amis et c'est pour cela qu'ils sont mes amis.

Pour ne pas faillir à la tradition corse :
Pace è Salute a tutti

Posts les plus consultés de ce blog

La violence qui sévit dans les stades n'est que le prolongement direct des maladies sociales dont nous souffrons.

Déclaration d'un journaliste : S'agit-il d'une énormité ou d'une preuve de réalisme ? En l'occurrence la violence peut être l'une des réponses ponctuelles à une manifestation de rejet, mais en aucune manière ne peut être considérée comme une inclination systématique et prédéterminée. A l'évidence, la violence habite intrinsèquement l'homme de façon de plus ou moins latente. Si certains la contrôlent, d'autres ne peuvent la contenir. Ainsi la colère, voire la violence, que l'on peut manifester à l'égard d'une injustice ou d'une révolte, apparaît en action comme un choix de conscience, même si celle-ci, dans la plupart des cas, est subite et instantanée, elle reste l'objet fugace de notre volonté guidée par la conscience. Je pense que l'homme, par nature, est enclin à la violence qu'autant qu'il possède une propension au bien. Et j'ose encore le croire. Je me refuse, pour l'heure, de partager l'analyse trop réduc…

A chacun sa vérité dans le grand foutoir médiatique...

Le monde étant ce qu'il est et ce qu'on en a fait, il serait présomptueux de se poser en rédempteur. Sachant bien que chacun se renvoie la responsabilité en tirant à hue et à dia pensant que la solution aux problèmes n'est pas de son fait, alors qu'elle ne peut être ailleurs. L'homme fait ainsi son petit bout de chemin cahin- caha avec ses ambitions, ses idéaux et ses rêves. Les médias sont là pour alimenter ses fantasmes en tous genres, en lui assénant constamment des images et des modèles (pour ne pas dire mythes), qui vont perforer son imaginaire. Inconsciemment, l'homme se meut dans l'univers de cette symbolique médiatique en se fondant dans la société de consommation. Plus la société, via les médias, va lui fournir d'images aussi bien positives que négatives, mieux il va fonctionner, s'adapter et se conformer à sa condition d'animal humain. Hormis les plus faibles, les rétifs et les frondeurs... A tel point que les images d'horreur comme…

Aux larmes, citoyens !... Aux larmes...

Tous les événements dans le monde qui font l'Histoire, pour l'Histoire sans cesse répétée, perpétuellement recommencée, démontrent ainsi que l'Histoire de l'humanité reste bien linéaire depuis son commencement. Qu'est-ce qui distingue la barbarie d'hier de celle d'aujourd'hui ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le National-Socialisme de l'Ultranationalisme ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue la déportation des juifs de celle des kosovars ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le préfet Papon du préfet Bonnet ? Pas grand chose ! S'il n'y a pas grand chose à dire, en revanche, il y a beaucoup à redouter. S'il n'y a pas grand chose à dire, que faut-il en penser, sinon s'en inquiéter ! Aujourd'hui, plus que jamais, qu'est-ce qui sépare le régime franquiste du régime de Pyongyang ? Pas grand chose ! Ce qui sépare l'état de droit de l'état de non droit ? Pas grand chose !