Accéder au contenu principal

L'âge d'or ou retour à l'âge de pierre ?...

"Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous" Magnifique slogan publicitaire détourné pour la S.N.C.F...  par Lambert Christophe (publicitaire de renom) mais que l'on attribuera à Aristote (C.Q.F.D). Quoique, par les temps qui courent, ce retour au IV ème siècle Av. J.C est un contexte qui sied à merveille à la Compagnie des Chemins de Fer.
Cela étant rectifié :
Que l'on puisse le penser, c'est très bien.
Que l'on puisse l'afficher et le crier haut et fort, c'est se ficher du monde.
Reste-t-il dans cette foutue société un kopeck de bon sens, fut-il aussi minime, pour faire l'état des lieux de l'ampleur du désastre ? Un poil d'humanisme parmi les intellectuels, les politiques, les scientifiques, les journalistes, etc, afin de crier  haro sur  le  progrès assassin !... Quels sont ceux qui vont oser parler, tant ils ont peu de chance d'être écoutés, entendus ? Mais cela vaut mieux que de se taire... C'est en s'élevant et en s'insurgeant contre le malheur des hommes que l'on peut provoquer l'électrochoc des consciences. Infléchir la course démesurée de ce progrès néfaste pour l'homme. Voila le nouveau défi scientifique et technologique de demain.
Les expériences menées à ce jour dans la recherche en général vont déboucher indubitablement sur de nouvelles découvertes. De sorte que la somme des connaissances acquises à ce jour va s'ouvrir sur de nouvelles connaissances. Dans des secteurs d'application, en particulier, on peut s'en féliciter. Dans d'autres, c'est bien là tout le danger. Car par voie de conséquence, la toute dernière connaissance induit la toute prochaine qui se trouve directement liée à la suivante. En résumé, la plus récente des machines qui contribue aujourd'hui au chômage de 20 personnes, demain par son amélioration ils seront 40 au chômage...
Et ce, au nom de la productivité et de la compétitivité...
Ce qu'il convient de faire, à dire vrai je n'en sais fichtre rien. Il semblerait bien difficile de pouvoir orienter autrement la recherche. De la modifier ou de l'assouplir. De la modérer ou de la moduler sans contrarier pour autant les mécanismes naturels chez l'homme propres aux lois mêmes de son esprit qui le poussent au positivisme.
S'interroger sur ce que sera le monde de demain afin d'en dégager une présentation d'ensemble. Un guide mode d'emploi pour le bon destin de l'homme. Débattre des vrais problèmes, pousser la réflexion au fond avec l'éthique et toute la rigueur du jugement, à quoi s'ajoute l'examen de conscience ne peut que forcer la décision qui ne souffre aucune ambiguïté ni atermoiement.
                                         


Pensez à vos enfants !...         A tous les enfants !...
De vos consciences éclairées dépend leur avenir.
De vos observations, la connaissance de demain.
Orienter de nouvelles recherches, c'est tirer la science vers d'autres découvertes. Ce qui implique d'autres expériences garantes du fondement de la connaissance future.
Pensez-y vite Messieurs, car le temps ajoute à la connaissance ce que le progrès prend à l'homme. Dans le monde du règne de la technostructure, la lumière n'éclaire que les ordinateurs. Quand on sait la vitesse de la lumière, il est plus qu'improbable de savoir où celle-ci va les conduire... Qu'il soit permis de le subodorer, autant que l'on sache la vitesse du son, qui est la nôtre...
Malgré tout j'ai encore cette ingénuité à croire en l'instauration d'un prix Nobel qui consacrerait les recherches et les inventions apportant le bien-être à tous les hommes. Ce serait, là, une bien belle marque du progrès social dévoué au bien public. Et en ce sens, puisse-t-il à jamais rester prisonnier du Tonneau des Danaïdes. A la lumière, seulement, de l'éclairer avec sagesse et bon sens...
Trêve de propos puérils et ingénus !
Si l'homme a rédigé la Déclaration des droits de l'homme pour se protéger et exister parmi ses semblables, pourquoi devrait-il alors se prémunir du progrès qui est la condition même allant dans le sens de cette déclaration pour son bien-être ! ? Là, toute la question dont l'homme en est toujours question. La liberté de conscience permet à l'homme de choisir sans contrainte sa religion. Au nom de quoi pourrait-on lui interdire de réfléchir, d'observer et de découvrir afin qu'il n'enrichisse son savoir ? Là, est toute la question. De même que sa nature curieuse ne peut lui imposer de limites à la curiosité. Toute chose éveille en lui la soif de comprendre et d'apprendre. L'inconnu qu'elle recèle attise sa quête de l'absolu. Ainsi, toute chose qui résiste à l'analyse échappe pour encore combien de temps à la connaissance ?
Le temps qu'il convient à l'impalpable de devenir palpable ; à l'impossible d'être rendu possible ; à l'inexpliqué d'être expliqué. C'est le passage de la chose en soi telle qu'elle existe, indépendamment de tout être capable de la sentir ou de la saisir, à la chose telle que l'expérience nous fait découvrir et connaître.
Ne dit-on pas que la sphère des connaissances humaines s'étend d'elle-même. C'est dire qu'elle n'aurait pas d'achèvement. Mais à n'en point connaître son commencement, c'est dire aussi qu'elle n'en ait eu, tant les deux sont indissociables que dissociables dans l'espace-temps. A l'achèvement succède le commencement, invariablement et inversement, ce qui permet d'ignorer la notion de début et de fin.. On pourrait ainsi dire qu'il n'est rien de débuté qui ne soit fini. Et si l'on cherchait à revenir au début, on n'en verrait jamais la fin...
De fait, comment l'homme pourrait-il repenser toute la somme des connaissances acquises? Repenser différemment les avancées de la science et de la technologie ! Conserver ce qui est bon et jeter, ou du moins, oublier ce qu'il ne l'est pas ! C'est tout à fait absurde et aberrant. Visiblement, sur la base de ces données, comment l'homme pourrait-il s'imposer un nouvel axe de recherche, se fixer des priorités contraires à sa démarche, se dicter des choix qui ne seraient pas les siens, s'il n'estimait pas à raison suivre de telles orientations ? D'autant que les orientations sont définies par la science elle-même, dans le sens où les connaissances d'hier exigent d'être à parfaire sans relâche, afin de poursuivre l’œuvre de la connaissance future dans une direction préétablie. Comment lui demander alors de repenser la conception d'une machine, laquelle permettrait d'y affecter davantage de main-d’œuvre quand elle a, productivité oblige, l'unique vocation de la réduire !...
C'est dire tout le souci que l'homme consacre à son confort. C'est dire combien sa préoccupation est grande tant il oeuvre pour améliorer sa condition. Mais c'est dire, principalement, en regard à tant de génie, que son esprit créatif revêt un aspect bien singulier dans tous les sens du terme...
Quels seront donc les métiers de demain, et que deviendront les hommes ?
Très probablement, ils devront découvrir et apprendre de nouveaux métiers, lesquels modifieront certainement leur comportement...
En ce domaine n'existe pas de génération spontanée !...
L'ascenseur du savoir va hisser les métiers toujours plus haut. Plus le niveau d'instruction sera élevé, plus grandes seront les chances d'y accéder... Pour notre plus grand bonheur, gravir sans cesse les marches de la tour infernale du progrès sachant que l'édifice sera de plus en plus haut, et le sous-sol bien plus profond...
                                   20100429213341

Cette projection, dans le futur proche, peut sembler sans fondement tant il est osé de s'aventurer sur les sentiers de la prospective. Pour autant, je ne crains pas d'affirmer que les innovations scientifiques et technologiques d'aujourd'hui font d'ores et déjà partie de l'âge de bronze, en regard à l'ère nouvelle qui s'ouvre à l'horizon de 2050. Puissent-elles ainsi accompagner la société des hommes vers l'âge d'or en épargnant, si possible, le plus grand nombre d'entre-eux du voyage retour à l'âge de pierre...
Je pense subitement à Coluche. Sacré Coluche ! Le restaurateur des cœurs, grand chambellan des pauvres, l'énarque du politiquement incorrect. Coluche, Etre providentiel, tu manques aujourd'hui ! Toi, l'homme des situations comiques, tu savais parler à tous les enfoirés ! Toi, l'Auguste, tu saurais de quoi demain sera-t-il fait ?
Dieu, n'aurais-tu pas commis une lourde méprise ?        Comprenne qui voudra. 

Posts les plus consultés de ce blog

La violence qui sévit dans les stades n'est que le prolongement direct des maladies sociales dont nous souffrons.

Déclaration d'un journaliste : S'agit-il d'une énormité ou d'une preuve de réalisme ? En l'occurrence la violence peut être l'une des réponses ponctuelles à une manifestation de rejet, mais en aucune manière ne peut être considérée comme une inclination systématique et prédéterminée. A l'évidence, la violence habite intrinsèquement l'homme de façon de plus ou moins latente. Si certains la contrôlent, d'autres ne peuvent la contenir. Ainsi la colère, voire la violence, que l'on peut manifester à l'égard d'une injustice ou d'une révolte, apparaît en action comme un choix de conscience, même si celle-ci, dans la plupart des cas, est subite et instantanée, elle reste l'objet fugace de notre volonté guidée par la conscience. Je pense que l'homme, par nature, est enclin à la violence qu'autant qu'il possède une propension au bien. Et j'ose encore le croire. Je me refuse, pour l'heure, de partager l'analyse trop réduc…

A chacun sa vérité dans le grand foutoir médiatique...

Le monde étant ce qu'il est et ce qu'on en a fait, il serait présomptueux de se poser en rédempteur. Sachant bien que chacun se renvoie la responsabilité en tirant à hue et à dia pensant que la solution aux problèmes n'est pas de son fait, alors qu'elle ne peut être ailleurs. L'homme fait ainsi son petit bout de chemin cahin- caha avec ses ambitions, ses idéaux et ses rêves. Les médias sont là pour alimenter ses fantasmes en tous genres, en lui assénant constamment des images et des modèles (pour ne pas dire mythes), qui vont perforer son imaginaire. Inconsciemment, l'homme se meut dans l'univers de cette symbolique médiatique en se fondant dans la société de consommation. Plus la société, via les médias, va lui fournir d'images aussi bien positives que négatives, mieux il va fonctionner, s'adapter et se conformer à sa condition d'animal humain. Hormis les plus faibles, les rétifs et les frondeurs... A tel point que les images d'horreur comme…

Aux larmes, citoyens !... Aux larmes...

Tous les événements dans le monde qui font l'Histoire, pour l'Histoire sans cesse répétée, perpétuellement recommencée, démontrent ainsi que l'Histoire de l'humanité reste bien linéaire depuis son commencement. Qu'est-ce qui distingue la barbarie d'hier de celle d'aujourd'hui ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le National-Socialisme de l'Ultranationalisme ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue la déportation des juifs de celle des kosovars ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le préfet Papon du préfet Bonnet ? Pas grand chose ! S'il n'y a pas grand chose à dire, en revanche, il y a beaucoup à redouter. S'il n'y a pas grand chose à dire, que faut-il en penser, sinon s'en inquiéter ! Aujourd'hui, plus que jamais, qu'est-ce qui sépare le régime franquiste du régime de Pyongyang ? Pas grand chose ! Ce qui sépare l'état de droit de l'état de non droit ? Pas grand chose !