Accéder au contenu principal

Le bon sens serait-il la chose du monde la mieux partagée... Suite

En avant, toujours en avant prônait Henri de MANN pour saluer l'évolution.
Je partage très sincèrement cette vertu naturelle et bien légitime de l'homme. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que cette candeur d'âme lui soit salutaire qu'autant qu'elle puisse lui nuire. Les progrès de la Science servent en effet les hommes, pas tous ! Et plus grand sera le progrès, moins nombreux sont ceux qui seront servis. L'invention, la découverte scientifique sont sources de vie pour ceux qui y boivent, un cauchemar et un calvaire pour tous ceux à qui elles ont tari !...
Très égoïstement je pourrais m'en foutre en me souciant peu de ce que le lendemain réserve à mes semblables. Et même en raisonnant de la sorte je vaudrais beaucoup mieux que certains pontifes d'une technocratie sourde et aveugle et autres commis de l'Etat qui œuvrent au service de l'humanité, parce que toutes les louanges qui leur reviennent l'humanité ne les leur rendra pas...
La science combinée au profit corrompent l'homme.
Le génie, sous cette forme, est préjudiciable.
Le progrès est générateur de richesses économiques, il n'est pas générateur d'emplois. Celles-ci augmentent pendant que le travail diminue.
Si bien que la lampe à pétrole côtoie encore le nucléaire... Si bien que les riches seront plus riches et les pauvres, plus pauvres...
Je me rappelle ce que me disait mon pauvre père quand j'étais enfant :
- Pour réussir ta vie, ne manquer de rien, profiter et jouir pleinement du progrès, travaille bien en classe autrement tu t'en mordras les doigts tôt ou tard -     Ce n'est pas dénué de bon sens. Pour autant, un père peut-il encore aujourd'hui tenir le même discours à son fils, sachant qu'un Bac + 5 peut le conduire au chômage !
Quoi donc en penser, sinon ne pouvoir l'admettre, du moins s'en inquiéter...
Cessons-là les boniments. Avec, ne serait-ce seulement, qu'une once d'intelligence, l'homme ne pourra longtemps encore se résoudre à supporter pareil camouflet...

                                   ABONDANCE DE NOURRITURE DE L'ESPRIT
                                                                    +
                                   ABONDANCE DE NOURRITURE TERRESTRE
                                                                    +
                                            ABONDANCE DE TECHNOCRATIE
                                                                    =
                                                 ABONDANCE DE CHOMAGE

Attention danger !
"Qu'est-ce que l'optimiste ? Disait Cacumbo.
  Hélas répondait Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand tout est mal"
(VOLTAIRE)

Mais reconnaissons volontiers qu'un Bac - 5 + un C.E.S + un R.S.A conduisent plus vite à la misère...

Posts les plus consultés de ce blog

La violence qui sévit dans les stades n'est que le prolongement direct des maladies sociales dont nous souffrons.

Déclaration d'un journaliste : S'agit-il d'une énormité ou d'une preuve de réalisme ? En l'occurrence la violence peut être l'une des réponses ponctuelles à une manifestation de rejet, mais en aucune manière ne peut être considérée comme une inclination systématique et prédéterminée. A l'évidence, la violence habite intrinsèquement l'homme de façon de plus ou moins latente. Si certains la contrôlent, d'autres ne peuvent la contenir. Ainsi la colère, voire la violence, que l'on peut manifester à l'égard d'une injustice ou d'une révolte, apparaît en action comme un choix de conscience, même si celle-ci, dans la plupart des cas, est subite et instantanée, elle reste l'objet fugace de notre volonté guidée par la conscience. Je pense que l'homme, par nature, est enclin à la violence qu'autant qu'il possède une propension au bien. Et j'ose encore le croire. Je me refuse, pour l'heure, de partager l'analyse trop réduc…

A chacun sa vérité dans le grand foutoir médiatique...

Le monde étant ce qu'il est et ce qu'on en a fait, il serait présomptueux de se poser en rédempteur. Sachant bien que chacun se renvoie la responsabilité en tirant à hue et à dia pensant que la solution aux problèmes n'est pas de son fait, alors qu'elle ne peut être ailleurs. L'homme fait ainsi son petit bout de chemin cahin- caha avec ses ambitions, ses idéaux et ses rêves. Les médias sont là pour alimenter ses fantasmes en tous genres, en lui assénant constamment des images et des modèles (pour ne pas dire mythes), qui vont perforer son imaginaire. Inconsciemment, l'homme se meut dans l'univers de cette symbolique médiatique en se fondant dans la société de consommation. Plus la société, via les médias, va lui fournir d'images aussi bien positives que négatives, mieux il va fonctionner, s'adapter et se conformer à sa condition d'animal humain. Hormis les plus faibles, les rétifs et les frondeurs... A tel point que les images d'horreur comme…

Aux larmes, citoyens !... Aux larmes...

Tous les événements dans le monde qui font l'Histoire, pour l'Histoire sans cesse répétée, perpétuellement recommencée, démontrent ainsi que l'Histoire de l'humanité reste bien linéaire depuis son commencement. Qu'est-ce qui distingue la barbarie d'hier de celle d'aujourd'hui ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le National-Socialisme de l'Ultranationalisme ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue la déportation des juifs de celle des kosovars ? Pas grand chose ! Qu'est-ce qui distingue le préfet Papon du préfet Bonnet ? Pas grand chose ! S'il n'y a pas grand chose à dire, en revanche, il y a beaucoup à redouter. S'il n'y a pas grand chose à dire, que faut-il en penser, sinon s'en inquiéter ! Aujourd'hui, plus que jamais, qu'est-ce qui sépare le régime franquiste du régime de Pyongyang ? Pas grand chose ! Ce qui sépare l'état de droit de l'état de non droit ? Pas grand chose !