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Le XXI ème siècle sera spirituel ou il ne sera pas... Prophétie sérieuse ou vaste connerie !...

                             

La spiritualité a toujours été une valeur refuge pour les hommes. Pour demain, le sera-t-elle encore ? Cette alternative revêt pour le moins un caractère inquiétant, tendancieux voire intrigant. Pour MALRAUX, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Il n'eut pu croire qu'à un monde spirituel, justement pour faire contrepoids avec la décennie à venir qui pourrait être très sombre.
Mais d'abord, qu'est-ce qui empêcherait au -spirituel- de foutre en l'air le XXI ème siècle ! On en sait fichtre rien. C'est sans compter sur l'affrontement des religions. La montée de l'intégrisme, dans le monde, qui veut asseoir son diktat me laisse perplexe. La croisade pour une islamisation globale et radicale est en marche serrée. Califes et autres Mollahs sont gagnés à cette cause afin de mener 1,8 milliards de musulmans au Djihad. Les Moudjahidine, farouches combattants de Dieu, sont d'ores et déjà prêts à mourir pour se poser en martyrs. A chacun son millénaire. Les Chrétiens l'ont eu. En revanche, les modérés du Christianisme ne tiennent pas vraiment à repartir en Croisade. Quoi qu'il en soit, le siècle s'annonce sous de funestes auspices...
Par nature, une prévision ne repose que sur des incertitudes. Cependant, en observant la place qu'occupe la religion dans un monde qui évolue très vite, il me semble qu'elle risque de se laisser déborder par les mutations scientifiques futures. L'Eglise catholique, hormis certains mouvements d'obédience islamique, a perdu de son autorité et par là-même de son pouvoir discrétionnaire auprès des hommes, ceux-là qui en s'affranchissant de leur ignorance par le libre accès au savoir et à la culture se sont libérés du carcan dogmatique religieux. On constate d'ailleurs que l'Eglise, pour ne citer qu'elle, exerce encore une influence certaine que dans les pays sous-développés, là où l'obscurantisme sévit toujours, où la misère frappe à jamais, où les droits de l'homme sont bafoués. C'est dire si l'Eglise ne s'adapte que difficilement aux mutations d'aujourd'hui. Elle est timorée devant tant d'évolution. La lumière qui a éclairé les hommes serait-elle l'ennemi de l'Eglise ? Le savoir n'est plus sa propriété ! Puisse-t-elle, désormais, se détourner de la bride scolastique ! La libre pensée qui renforce les démocraties dans le monde devrait se réjouir et encourager l'Eglise à poursuivre dans cette voie ! Est-ce à dire qu'elle n'a pas encore expié tous ses péchés pour les atrocités qu'elle a commises ? Si elle a pu supplicier l'homme -hérétique- elle ne sait comment excommunier le progrès -diabolique- Encore que, à tout perdre, cette indécision vaut toujours mieux que le zèle ardent manifesté par les intégristes barbares qui diabolisent le progrès en bloc...  VOLTAIRE, encore lui, qui en proférant "écrasons l'infâme" allusion faite au prêtre, n'aurait aujourd'hui de mots plus justes pour qualifier l'hérésie majeure née du développement de la civilisation : L'intégrisme associé à l'évolution de progrès qui tient du plus grand des paradoxes.
Nombreux sont ceux qui aimeraient trouver refuge auprès de l'Eglise. Si elle incarne toujours les valeurs essentielles, lesquelles aident les hommes à s'y retrouver, en revanche, l'effort qu'elle déploie pour faire appliquer ses dogmes ne répond pas à cette attente. L'homme ne sait plus où se tourner, vers qui aller. Il est perdu dans un dédale d'incantations religieuses et politiques. Ni de la religion, ni de la politique, l'homme ne doit attendre une quelconque amélioration de sa condition. Son esprit se fourvoie et son chemin se perd dans les arcanes de l'Eschatologie. Il crie infamie mais personne ne l'écoute, ni même l'entend.
                                   
A caractère d'urgence, réponse urgente !!!
L'Eglise devrait prendre une position plus ferme si elle tient à gagner des fidèles.
"La force spirituelle est plus forte que n'importe quelle forme de force matérielle soutenait TCHANG KAÏ-CHECK.
Quelle explication pouvons-nous donner à cette antinomie !
Si l'on s'en tient à la citation de MALRAUX, j'opte de suite pour la prémisse spirituelle. Cependant, notre avenir ne se commande pas, même s'il réside dans un choix de société. Ce qui est grave avec MALRAUX, c'est que ce choix ne peut se situer à mi-chemin de ses allégations. Je le pense également, mais avec une vision diamétralement opposée à la sienne.
Après un si long échec de l'Islam, l'ère de l'islamisme a sonné pour les fondamentalistes purs et durs qui ne manqueront pas de fertiliser le terreau de la guerre sainte. Il pourrait bien s'agir, à fortiori, moins d'un affrontement de 2 religions que le choc de 2 civilisations, en cela qu'elles sont à la fois les contraires et les excès dans l'expression même de ce qui les sépare, conduisant, de facto, à une implosion. L'implosion culturelle de "la civilisation".
En attendant l'homme va continuer sur la voie du progrès qui pourrait, probablement, l'écarter et le mener bien loin de la spiritualité. Le fossé de l'injustice et de la misère va se creuser davantage. La violence va se durcir, se banaliser. Aujourd'hui elle est dans la rue, mais demain !...
Face à la violence l'Eglise oppose un discours complètement rétrograde, éculé et dépassé. Elle se range du côté du Roi comme elle l'a toujours fait. Sauf qu'à présent, elle ne peut plus dresser de bûcher en place de grève...

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