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Quel chemin parcouru ! Et maintenant ?...

En reniant ses valeurs intrinsèques l'homme se renierait soi-même. Il ne serait pas homme, il serait -bête- où il le deviendrait en sacrifiant l'essentiel à, soi-disant, ses intérêts... 
L'homme pourrait-il changer à ce point ? Devenir une bête pensante. Un animal doté d'intelligence humaine. Une brute sauvage et cruelle nantie d'un savoir.
Un mètre cinquante entre les 2 yeux, on le nourrirait avec une fourche...
Je déconne mais rien n'est moins sûr...
Il y a 25 000 années, l'homme sortit de la jungle. Va-t-il y retourner ? Et dans 25 000 ans pour le coup, ne saurait-on encore, de l'homme ou du singe, lequel descendrait réellement de l'autre !... De se dire que ce flash-back est plus qu'improbable m'inquiète davantage que de se demander comment cela pourrait-il bien se reproduire...
Le progrès notable parcouru depuis l'ère préhistorique est hautement significatif et riche d'enseignement. Le boum scientifique et technologique accompli par l'homme n'a guère plus de 2 siècles. C'est dire le temps qu'il lui a fallu pour rentrer dans l'ère moderne, tandis qu'il s'apprête d'ores et déjà à passer dans une ère nouvelle. Plus de 20 000 ans d'inertie avant que l'homme ne sorte de sa léthargie, quand 200 ans lui auront suffi à décupler ses connaissances. Ce bond prodigieux préfigure l'accélération par laquelle l'élan scientifique et technologique est susceptible de croître. Cet élan légitime qui fut salvateur au début du siècle dernier, pour le progrès apporté à l'homme, ne l'est plus. Pour autant que les perspectives annoncées par les chercheurs sur les évolutions scientifiques et technologiques soient énormes, ces mêmes chercheurs professent une totale ignorance sur ce qu'elles vont générer comme source de progrès social. Car il faut tout de même bien admettre que la situation précise dans laquelle on se trouve actuellement n'était qu'invraisemblance il y a 45 ans. Dans les années 60, il n'y eut pas la moindre prévision établie par nos sages économistes pour dresser un sombre tableau de la conjoncture actuelle. C'était la bonne et folle époque du flou artistique...   Les trente glorieuses. Pour l'heure, quels sont les grands devins en prospective qui peuvent garantir le retour au plein emploi dans 30 ans ?...   C'est hélas, la triste et bien moche époque du flou virtuel...
A tous ceux qui pensent que je suis hostile au progrès, je crains les décevoir en leur disant que mes idées progressistes  s'appuient sur les vraies valeurs de progrès qui doivent servir seulement l'humanité. Les leurs ne servent que leur propre personne... Il ne faut pas compter sur un sursaut de bon sens. Ce dont on est sûr, c'est que l'homme fera encore de grandes choses, comme il a su en faire si bien dans un passé proche et lointain. Quoique parmi toutes les nobles inventions et les belles créations à mettre à son actif, il en est une, entre-autres, peu louable, pas très avouable et bien abominable. Il s'agit de la bombe atomique qui a fait et peut encore faire d'énormes dégâts en vies humaines. Mais reconnaissons volontiers que, à la base, elle n'a pour unique vocation que de tuer. En revanche, au plus grand des paradoxes à sa charge, il n'est de pires inventions que celles qui initialement ont vocation de vie et ne font que la détruire...
                                    
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" (Rabelais)
 L'homme a-t-il vraiment pris toute la mesure de cette dimension ?...
Quand on sait que 200 souches du virus de la variole sont conservées aux Etats Unis ainsi qu'en Union Soviétique. Quand on sait que cette maladie est définitivement éradiquée sur terre. Quand on sait que ladite maladie n'a plus aucun réservoir à culture. Et quand on sait que le taux de mortalité dépasse les 50 % voire 60 % chez les personnes atteintes... Pourquoi, alors, l'homme s'efforce-t-il de conserver plus qu'une trace de ce virus ?...   Pourquoi ???
Dans un tout autre domaine : L'effet de serre qu'engendre la pollution. Quand on sait qu'il s'agit d'un grave problème planétaire. Quand on sait que les scientifiques ont fixé un seuil de pollution à ne pas franchir. Quand on sait qu'il y a les pays industrialisés -pollueurs- et les autres moins pollueurs. Et quand on sait que ces pays poubelles achètent des droits de polluer aux pays propres. Pourquoi maintenir en équilibre instable la pollution, alors que la connerie polluante bien stable manque de pondération...
"Là où croît le danger commence le remède" (Maeterlinck)
Vision analytique purement illusoire à travers le prisme de nos préjugés.
Est-il bien nécessaire d'évoquer les plus grandes catastrophes du siècle dernier sans qu'elles n'aient été porteuses d'enseignement !...
L'homme répare-t-il, corrige-t-il ses erreurs sitôt qu'une marrée noire survient, sitôt que des usines, des raffineries explosent, des avions se crashent, des trains déraillent ?...
Pour tous ces drames, l'homme rétorque avec aplomb que le risque zéro n'existe pas.
Voila la belle affaire ! Ce qui revient à en déduire qu'une échelle de grandeur décroissante permet d'établir une gradation des risques. Ainsi, lorsque 300 000 tonnes de brut déferlent sur 600 km de côte, une plate-forme pétrolière explose, lorsqu'un avion s'abîme en mer ou qu'un incendie ravage un complexe pétrochimique, on peut donc en évaluer le degré de magnitude comme le permet l'échelle de Richter pour représenter l'importance d'un séisme. A une différence tout de même. Si l'échelle de Richter tient compte de l'amplitude sismique, celle qui nous préoccupe doit tenir compte des morts... Ces catastrophes que l'on dénombre chaque année dans le monde entier, qu'elles soient dues à la négligence humaine ou à une défaillance technique, sont-elles en réelle diminution ?
Pour tous ces risques gradués, l'homme a-t-il revu ses jugements sur la matière fissile après Tchernobyl ?
                                   


Un dernier point pour conclure et pas des moindres. S'il est bien une chose, sur terre, qui soit parfaite c'est encore la nature. Pourquoi alors vouloir modifier certains processus naturels, sous le couvert insidieux de prétendre à une amélioration ? On ne peut pas parfaire ce qui est complet dans la substance propre des choses et des êtres, et on ne peut améliorer que ce qui est perfectible parce qu'imparfait. Or, la nature, elle, est parfaite parce qu'elle est conforme à elle-même dans son achèvement perpétuel et qu'elle procède du monde physique en opposition au monde artificiel et synthétique.
Comment peut-on vouloir améliorer une partie liée à un tout qui tient de la perfection, sans en contrarier et amener le tout à un niveau imparfait ?
Il ne faut pas jouer avec la nature. C'est un jeu malsain qui ne peut conduire qu'à un grave déséquilibre dans l'ordre des espèces aux nombreuses interactions avec leur milieu naturel. Il ne faut surtout pas entraver l'ordre normal des choses et des êtres.
L'homme peut dompter l'animal sauvage, il peut dompter et asservir bassement son congénère, il ne pourra jamais dompter la nature...

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