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Epilogue en fête...

Ce soir, en regard au peu d'intérêt qu'a suscité le blog je vais y mettre un terme. Je reconnais bien volontiers que les sujets évoqués s'inscrivent dans une litanie chiante et emmerdante au possible. En cela, raisonnablement, il ne fallait pas que je m'attende à une audience supérieure. Et j'en profite pour remercier très humblement celles et ceux qui ont eu l'immense mérite à me lire. Merci.
Dans quelques temps, je reviendrai sur le blog afin d'y traiter une affaire qui me tient vraiment à coeur : Le procès d'Yvan Colonna.
Je conclurai donc en invoquant la fête, quelle fête ! Une fête particulière en l'honneur de la satire et du pamphlet nourris abondamment par des hommes qui ont bâti une société de merde...  Désolé !
                                              
En regardant la nature j'ai vu des hommes grands et merveilleux pour ce qu'ils ont de bon sens, de raison, de sensibilité et de bonté.
En regardant la société j'ai vu des hommes laids et moches pour ce qu'ils ont d'égocentrisme, de fatuité, de cupidité et de mégalomanie.
La nature me ravît, la société me révulse.
Que la société s'écarte trop de la nature, et la nature s'éloigne autant des hommes en les privant d'une partie d'eux-mêmes. A un tel bras de fer entre la nature et la société, les hommes en sont assurément les seuls perdants. Ce qui me fait aimer les hommes pour ce qu'ils sont partie intégrante de la nature, mais qui me force à les repousser pour ce qu'ils font de la société. En résumé, c'est la conclusion que je tire de toutes mes pensées. Une profonde désolation pour ce monde inintelligible, où il n'y a rien d'autre à comprendre qui ne soit que confusion et ambiguïté. Tel est mon sentiment sur les hommes et la société de progrès qui s'enlisent toujours plus dans l'incohérence...
                                              Dans quelle mesure l'homme occupe-t-il une place particulière dans la nature ? 
Ai-je donc jugé à tort ou à raison ?
Personne ne peut en décider sans s'affranchir du même risque. Le risque de se tromper. A la nature, seulement, qu'il appartiendra de trancher avec le progrès comme arbitre...
Je sais que j'ai pu vous décevoir, comme j'ai pu également vous satisfaire. Que vous épousiez mes idées ou que vous les rejetiez ne change rien à l'affaire. La critique n'a pas valeur de certitude, même si celle-ci dépasse nos divergences. Il en subsistera toujours un doute laissé à l'ignorance. Cette ignorance qui recèle la vérité des hommes dans toute son opacité.
Que la fête commence et ne s'arrête jamais. Pour le reste, ce soir, je n'en ai cure. Car de toutes les querelles stériles, de tous les débats d'idées, les opinions et discussions controversées, la vérité jaillit et chacun en fait sienne. Ce que l'on croit savoir des êtres et des choses n'est rien en opposition à l'infinie étendue de la vérité. Ce que l'on croit connaître n'est autre que l'infime partie d'un tout. Le -tout absolu- que l'on ignore et sur lequel on assoit la vérité. Mais quelle vérité ?
La valeur d'un philosophe, disait Lessing, tenait moins à la vérité qu'il possède ou croit posséder qu'à l'effort sincère qu'il fait pour s'en rapprocher. Si Dieu, ajoutait-il, tenait enfermée dans sa main droite la vérité entière, et dans sa main gauche l'aspiration éternelle vers la vérité, et s'il me disait ; choisis, je choisirais humblement la main gauche.
En ce jour de vérité, approchez Madame, Monsieur, et buvons un dernier verre.
Au verre de ma vérité que je vous ai assénée !
J'emmerde tous les pisse-froid des ministères, les je-m'en-fichistes de l'administration. Je hais les grouillots serviles du grand capital. J'éructe sur l'intelligentsia arrogante et fat. Je ne suis qu'un manoeuvre et je tiens à le rester...
                                  
Buvons pour célébrer l'après-Histoire à la santé des néo-bâtisseurs de l'ère virtuelle. Pour les gourous de la pensée universelle, les apprentis sorciers, les magiciens transformistes et les alchimistes de la matière, buvons !!! Pour les diplodocus du binaire ainsi que les dinosaures de l'économie boulimique, pour les paléontologues de l'image et les troglodytes de la finance, buvons un grand millésime ! Pour tous ceux-là qui oeuvrent pour une terre édénique, portons un toast ! Levons également nos verres aux millions de damnés de la planète exsangue et famélique, aux autres millions de chômeurs d'un univers de l'absurde, ainsi qu'à tous les exclus virtuels de l'ère nouvelle...
L'Histoire de l'humanité s'est inscrite sur le parchemin.
La future se fera sur une page-écran ; prions que la lumière soit !!!...
Mais buvons encore et toujours à l'amitié et, davantage encore, à l'amour pour les êtres et les choses jusqu'à plus soif d'absolu : Cette quête dérisoire et complètement éculée...
Puis, merde ! Pourquoi vouloir tout comprendre chez l'homme ce que lui-même assurément ne peut objectivement expliquer ?
Si l'on peut aisément comprendre que les hommes doivent s'accepter avec leur différence, si l'on peut parfaitement concevoir qu'ils doivent vivre avec leur particularisme et, si l'on s'efforce de croire qu'ils naissent et demeurent libres et égaux en droits, que leur distinction sociale ne soit fondée que sur l'utilité commune en respect de leur dignité et de leur capacité, sans autre discrimination que celles de leur vertus et de leurs talents, (sic) ; alors tout ce que fait l'homme, tout ce qui est en l'homme débordent largement ces postulats. Car en dépit de toutes les conditions qui les différencient, parmi toutes les causes qui les séparent, en regard à toutes les spécifications et les originalités qui distinguent les uns des autres et, indépendamment de toutes les considérations plus terre à terre, je ne vois pas une seule et bonne raison qui peut expliquer le trop d'injustices et d'inégalités entre ceux qui travaillent et les sans-emploi, entre ceux qui mangent et les crève-la-faim, les ayants droit et les exclus de tous droits, etc...etc... Et je ne vois encore moins de raison admissible qui peut justifier le trop d'excès de ceux dont les revenus sont mille fois supérieurs aux autres smicards !!!...
Folle démesure qui appartient à la société de progrès renfermant une bien étrange vérité des hommes que je ne puis comprendre...
L'humanité est bien laide et je crains qu'elle ne s'arrange pas de sitôt. L'homme en est la cause pour autant que la cause en revienne à l'humanité entière. L'humanité parviendra-t-elle à s'amender ? J'en doute. La civilisation a apporté beaucoup à l'homme sans qu'il n'ait vraiment évolué . 
Comment l'homme pourrait-il changer demain pendant qu'il ne pût changer hier ?
Qu'est-ce qui le conduirait à être différent demain quand rien ne le décide à l'être aujourd'hui?
Et pourquoi ferait-il demain ce qu'il eut été hier convenable de faire ???
L'homme est et restera ce qu'il a toujours été parmi les hommes ; un maillon de l'humanité à l'apparence humaine. A quoi bon demander à l'homme d'être plus humain dans un monde inhumain !!!
                                                    L’écopsychologie ou l’union entre l’Homme et sa Terre                                                  
Nous pourrions donner des leçons d'humanité au monde entier que cela ne servirait pas à grand chose. Qu'il s'agisse de bon sens, d'intelligence ou je n'sais trop quoi, le chaînon manquant à l'humanité manquera pour toujours à l'homme. Une chose, cependant, bien dense, compacte et liée, ne lui fera jamais défaut ; la connerie !
Préservons-nous de cette nature humaine pour ne garder que la confiance animale.
Amusons-nous, buvons, rions et chantons pour élever dans les hautes sphères de la connerie humaine l'hymne à l'amitié et à l'amour. 
Vivons ce bonheur, notre bonheur que l'on ne doit qu'à nous-mêmes. Nous n'avons de merci à dire à personne, et nul con ne saurait nous en priver...

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