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Toute la vérité, rien que la vérité...


 « La police française vient d’arrêter Yvan COLONNA, l’assassin de Claude ERIGNAC »

Déclaration péremptoire qui tombe comme un couperet que s’est autorisé le Chef de l’Etat. Allégation spécieuse, lourde de conséquences, qui foule aux pieds le Droit le plus élémentaire. Il ne fallait pas s’attendre à une autre sentence que celle rendue par la Cour d’Assises Spéciale de Paris.    Yvan COLONNA fut condamné avant d’être jugé.    L’inanité d’un procès qui n’aura servi qu’à soulager une vague conscience…    Sans parler de l’instruction insidieuse induite par une affirmation pas moins assassine……
Il me semble donc légitime de m’autoriser à faire le procès du procès, le procès d’un appareil politico – judiciaire instrumentalisé, le procès d’une Justice dont l’indépendance s’écarte, à n’en point douter, de « L’Esprit des lois ».
A la lumière de ces quatre années obscurcies par d’épaisses zones d’ombre, la Justice a passé sans lever la grande et l'immense part de doute qui subsiste et m’obsède.    Coupable ou innocent ?
Au bout de 12 années de procédure, la cour de cassation a
 -enfin- annulé la condamnation à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté du berger corse pour l’homicide avec préméditation du Préfet Claude ERIGNAC, le 6 février 1998 à Ajaccio.
A chacun sa vérité.
Celle du Roi, suivie aveuglément par la cour, que dis-je, par la juridiction d’exception, considérant qu’il n’est de meilleure preuve que celle apportée par celui qui détient la vérité…
Il y a la vérité de ceux qui s’opposent à la vérité suprême par contradiction ou par pure conviction.
Puis l’autre vérité, la vérité vraie, celle qui condamne autant qu’elle innocente, qui dérange autant qu’elle arrange, celle qui dépasse les oppositions, qui ne s’attache qu’aux faits, rien qu’aux faits, échappant à tout simulacre de justice pour éclater au grand jour.
Cette vérité là m’interpelle au point que nul ne devrait y être indifférent.    Et pourtant !
 Alors, s’agit-il d’une erreur judiciaire ?
Certainement pas.
L’erreur est humaine quand on juge en son âme et conscience, ainsi on s’efforce de la tolérer. En revanche, quand on assiste à une volonté farouche, à un acharnement total à considérer Yvan COLONNA coupable depuis son arrestation, cela s’apparente plus à une cabale…
N’en déplaise aux casuistes de la République, aux incorruptibles de la police et aux pontifes de la haute magistrature. Je ne supporte vraiment pas votre partialité et votre malhonnêteté affichées dans la recherche de la vérité. Pas davantage, celle qui, d’emblée, innocente Yvan.
Le fait est qu’Yvan sera rejugé à partir du 2 mai 2011 et ce pour la troisième fois. Si la plus haute autorité a cassé le verdict du 27 mars 2009 pour raison de forme, force est de constater que cette décision de droit s’inscrit contre la fausse justice de la raison d’état. Pouvait-il en être autrement, « au pays des droits de l’homme » quand le manque d’impartialité du Président WACOGNE, la violation des droits de la défense, ou encore l’atteinte à la présomption d’innocence ont privé jusqu’ici Yvan COLONNA d’un procès équitable.

Madame ERIGNAC, probablement emportée par la douleur qui l’assaille si justement, estime que la peine est juste mais déclare, simultanément, connaître qu’une demi vérité. Cette ambivalence pose assurément problème, car ce postulat suppose alors que l’on détient une moitié de culpabilité, une moitié d’innocence…
En foi de quoi, ce qui distinguerait la culpabilité de l’innocence ne serait pas grand chose, sinon qu’une moitié de rien sachant qu’on est pleinement coupable ou pleinement innocent.
Cette demi vérité fait qu’on s’écarte davantage encore de la vérité entière. Ce qui démontre ainsi qu’en affirmant que Yvan COLONNA est coupable, c’est accorder qu’il puisse être innocent. De même qu’en l’innocentant, rien ne s’opposerait à croire en sa culpabilité.
Entre la certitude et le doute, un souffle. Le souffle ténu de la vérité, tout en sachant qu’entre se forger une conviction sur la culpabilité ou sur l’innocence de quelqu’un et le fondement de celle-ci, il n’y a pas de relation étroite…         Et pourtant !
C’est donc une demi vérité qui a fait pencher la balance, étayée par une allégation sans nom, une fuite aussi folle qu’irréfléchie et, une dénonciation qui ne vaut ce que valent leurs auteurs…
Votre vérité reposerait ainsi sur ces trois éléments à charge, bien maigres au demeurant !
De surcroît, quand la garde des Sceaux de l’époque, Michèle ALLIOT-MARIE, qui n’a pas à commenter les décisions de justice, se permet sans vergogne de publier un communiqué pour rappeler que cette décision « ne porte en rien sur la question de fond de la culpabilité d’Yvan COLONNA » à tout bien considérer, puisse-t-elle en temps que justiciable faire également un communiqué sur ses frasques en Tunisie.

SARKO a nommé Yvan COLONNA, l’assassin ; n’en faut-il point d’autres preuves ?
Si la fuite d’Yvan le désigne comme le coupable idéal, pour autant fait-elle de lui un assassin ?
Quant à la dénonciation, n’est-elle pas à la mesure des préoccupations et des interrogations qu’elle suscite ?
                  Quoi d’autre ?                   Rien !          
C’est dire tout le poids de votre accusation inquisitoire, pendant que vous avez balayé en bloc les arguments probants de la défense…
Ne dit-on pas qu’il vaut mieux avoir dix coupables en liberté plutôt qu’un seul innocent en prison ! Aujourd’hui Yvan est présumé innocent. Que cette notion de droit soit un fait établi dans tous les esprits jusqu’au verdict de son énième procès pour lequel on attend toute l’impartialité et l'honnêteté de la justice afin que toute la lumière soit faite.
Pour l’heure, je ressens un profond écoeurement face à une telle méprise de la Justice.
Quelle est cette Justice sur fond d’Inquisition qui condamna Yvan l’hérétique ?
Est-ce à dire que l’absence de preuve sur le fond aurait éclairé la preuve d’un grave manquement au Droit !
Retour d’un dogme ancien à méditer !           
Attention danger !

Le diable n’est pas forcément celui que vous croyez…

                                                     Jacques MARANINCHI

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