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Affichage des articles du janvier 14, 2011

Le rapport à l'autre dans la grande chaîne humaine

"Vivre conformément à la nature" selon le précepte de Zénon. Belle vertu qui consisterait dans une entière soumission au destin. Une telle complaisance ne serait que de l'indifférentisme. Même le plus grand des sages ne pourrait admettre avec force conviction que les événements ne sauraient être mauvais pour lui puisqu'ils seraient déterminés par cette providence. Ainsi la douleur et le plaisir, la pauvreté et la richesse, en tant que relatives à notre vie individuelle ne devraient ni nous affliger, ni nous réjouir. Sans doute cet idéal serait difficile à atteindre qu'il n'en serait pas moins aberrant . Socrate et Diogène n'ont fait qu'approcher de la sagesse parfaite. Dans leur immense majorité, les hommes sont destinés à rester des imparfaits, des honnêtes gens de seconde marque comme le dira Sénèque. C'est bien ainsi, à condition d'exclure la sous-marque ! Mais je crains fort que l'on ne puisse compter sur la providence ! A l'évidence …