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A la recherche du temps perdu en Corse passée sous silence (où presque)

Dimanche dernier, les corses ont voté. Les urnes ont rendu leur verdict. Un verdict clair et sans appel en installant les nationalistes à la gouvernance de l'assemblée de Corse. Le régionalisme dans les faits n'est plus une construction de l'esprit mais bien les fondations tangibles du renouveau politique tant espéré depuis des lustres. 
Tout a été dit et largement commenté, ici, à contrario de la France qui n'a pas pipé mot !!! Où du moins, pour relater objectivement et intelligemment l'événement historique. Qu'il s'agisse des hautes instances gouvernementales et des états majors politiques confondus passe encore. Le camouflet fut violent et la pilule bien amère. Mais lorsqu'il s'agit des médias nationaux dont le rôle premier est d'informer et de rapporter une information factuelle, cela interpelle et pose réflexion...  Car si le silence des politiques est un aveu ostensible pour marquer leur désapprobation en affichant un réel mépris à ce qui ne peut ni doit exister dans la république française, en revanche le silence des journalistes de tout poil est coupable mais encore complice d'une collusion savamment orchestrée qui n'est pas sans rappeler les méthodes fomentées sous la IVe république...  Seriez-vous les grouillots serviles et les suppôts de l'Etat français ?  Messieurs les journalistes, vous faites mal votre travail et déshonorez ce si noble métier pour lequel la noblesse et le courage vous font tant défaut. La Corse est un département français (encore). A ce titre, il ne peut être mis à l'index de l'information ni au ban de la société au motif que la Corse se soit écartée de la pensée unique .......   Curieusement, la presse anglaise, catalane et même mexicaine ont relayé l'événement dans leur pays respectif. Bizarre, non !!!   Considérer les corses tels des parias, c'est de facto les exclure... Sachez bien qu'ils en acceptent l'augure !!!   A tout bien considérer, plutôt que de déblatérer à l'envi des contrevérités, il vaut mieux, je vous l'accorde, vous taire. Car à écouter les quelques déclarations pitoyables des éminences grises issues du sérail,  elles n'ont retenu du discours de J.G TALAMONI que la langue corse. Il va bien falloir vous y faire en essayant, si possible, à l'avenir, de vous détacher de la forme linguistique pour y creuser au fond.......   Devant l'assemblée, un discours qui s'adresse à des corses, il n'est d'aucune offense à le dire dans la langue corse. Sur cette terre, on parla le corse bien avant le français. Le parlé corse rentre dans la composition des langues romanes issues du latin qui renvoie à la langue de DANTE.
Ne vous en déplaise !!!  De surcroît, ce n'est pas un manquement au droit fondamental pendant que d'aucuns foulent aux pieds les lois les plus élémentaires de la République française... Dois-je vous faire un dessin ??? Sachez ainsi que la Corse et les corses ne reçoivent à cet égard de leçons que de personnes dignes d'en donner.  A bon entendeur...
Pour votre gouverne, Monsieur BAYROU, lors de son installation à la présidence du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques de 1992 à 2001, a formulé son discours en béarnais. A l'époque, ce ne fut pas un crime de lèse-majesté qui aurait dû déclencher les foudres des appareils politiques. Est-ce à dire que la Corse fait l'objet d'un statut très particulier aux règles et principes autres que ceux inscrits dans la Constitution française. Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. Boycotter la langue corse, c'est salir et faire injure à la culture corse. Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas bannir le DIO VI SALVI qui est la démonstration de cette expression culturelle !!!  C'en est trop des faux-culs de la pire espèce.

En conclusion, messieurs les politiques ardents défenseurs du Jacobinisme et les journalistes asservis, quoiqu'il soit toujours préférable d'avoir un trop plein d'information, fussent-elles sujettes à caution, plutôt que pas d'information du tout, qu'il me soit permis d'oser dire qu'entre la privation de l'information, son boycott, et la libre information, sa médiatisation, l'espace de liberté n'est pas aussi considérable qu'il le parait. En ce sens que la vérité recherchée se situe entre les 2. L'une se gardant bien de dire toute vérité, l'autre se targuant d'affirmer que des vérités. Si l'on a dénoncé hier la rétention de l'information qui dissimulait ostensiblement la vérité (ce qui pour le coup est le cas), l'on peut aujourd'hui déplorer la profusion d'informations qui tend implicitement à les travestir ou à les contourner (ce qui pour le coup n'est pas le cas). Si ne pas informer constitue une atteinte à la liberté, à fortiori, la liberté n'autorise nullement toutes les libertés... Ce que vous vous permettez sans vergogne ne doit pas vous faire perdre votre sens du devoir moral et de bonne conduite au nom de la déontologie, si tant est que vous y soyez attachés. La liberté à un prix, certes, mais vous ne devez pas ignorer ces règles et principes d'un code d'honneur, qui de facto vous échappe, le véritable fondement de la vérité. La mauvaise foi vous en écarte car c'est la duplicité qui vous y entraîne. Et si vous vous complaisez, dans cet espace de liberté, à vous jouer habilement de la vérité, c'est pour mieux conjurer vos craintes vis-à-vis des réalités redoutables et implacables. Et oui, qu'il est difficile de se soustraire de l'incontournable rendez-vous avec l'Histoire !!!... Alors sachez, qu'il n'est de pires craintes que celles qui doivent sans cesse vous rappeler que la liberté se trouve dans la vérité ; sans vérité, il n'y a pas de justice ; sans justice, il ne peut y avoir de démocratie. Si la vérité reste l'apanage de quelques uns, c'est dire que la justice manque à beaucoup d'autres, leur liberté réduite d'autant........  Alea jacta est.

Notre monde entretient la confusion auprès des hommes, la cultive. La machinerie médiatique mise en place pour nous rappeler aux valeurs fondamentales afin de tendre vers l'émergence d'une communion totale n'est qu'une grossière imposture.

La Corse, toujours conquise, jamais soumise est une devise dont la France devrait bien s'en inspirer pour son avenir.............

Enfin, méditez Messieurs, sur ce qui est aujourd'hui contesté et rejeté par vous sera pour la postérité une vérité démontrée.

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